Le projet de l’incubateur ne s’est pas lancé en un jour !

Il a surtout bénéficié de l’appui stratégique de plusieurs associations lyonnaises. Je tenais à le partager ici parce que c’est une expérience de la mise en œuvre d’une idée vers sa concrétisation, qui peut trouver écho chez d’autres porteurs d’idées, qu’ils soient de Lyon ou non (il y a des associations similaires sur tout le territoire !).

Comment tout à commencé…

L’idée de l’incubateur m’est venue en lisant des expériences de deux jeunes prodiges qui étaient allés jusqu’à une médiatisation mondiale de leurs idées. Il s’agit d’Ocean Cleanup et de l’idée de l’encre. Deux exemples aux antipodes puisque le premier voit sa réalisation concrétisée et largement soutenue, tandis que le second s’est avéré un feu de paille, car mal pensé dès le départ (retrouvez ici l’article dédié).

Il m’a semblé nécessaire de disposer d’un outil simple où les gens pourraient mettre à l’épreuve leur idées en les soumettant à une communauté d’ingénieux-curieux, avant de se lancer dans la mise en œuvre, ou de la proposer à d’autres.
J’ai choisi dans un premier temps de travailler sur la question à mes heures perdues, sans pression ni objectif de temps. Il faut dire que la reprise du travail après un congé parental ne laisse pas beaucoup d’espace aux projets personnels ! Mais c’est un bol d’air nécessaire aussi. J’ai donc appris au fil de l’eau à monter un site internet, à bidouiller le code et à faire une veille sur l’existant : en somme une approche purement technique.

Cette première phase d’incubation a donc duré … 8 mois ! Jusqu’au jour où grâce à un collègue de travail (merci Alex !) je tombe sur l’excellent guide « Agir à Lyon et ses alentours, pour une société écologique et solidaire» publié par l’association Anciela. Ce guide est un condensé des actions citoyennes sur l’agglomération lyonnaise et des associations qui les portent. Grâce à lui, j’ai pu me rendre compte de la richesse du réseau associatif lyonnais et aussi me se sentir bien moins seule dans ma démarche, il y a tellement de gens qui ont envie de participer à la grande transition, tous à leur manière ! Et parmi eux, certains plus expérimentés se proposent d’aider les porteurs de projets, voici donc les associations qui m’ont accompagnée dans la mise en oeuvre du projet green ideas incubator.

Anciela

La première c’est Anciela justement ! l’une de ses missions est d’accueillir les initiatives citoyennes dans sa pépinière pour les aider à grandir. J’ai donc toqué à leur porte et j’ai d’emblée été très bien accueillie par deux de ses membres, Martin et Justine, qui sont depuis les parrains de l’incubateur. La définition du projet, les objectifs, les cibles, le design du site et son accroche, tout a été passé au crible pour permettre au visiteur une compréhension rapide du concept et une lecture agréable du site. Grâce aux apéros de la pépinière, j’ai pu rencontré d’autres entrepreneurs citoyens, tous passionnants et hyper motivés ! Il n’existe pas de liste exhaustive des personnes qui passent par Anciela, tant c’est une communauté toujours en mouvement, mais le bilan 2017 peut vous donner un bon aperçu des initiatives accompagnées.

 

La Myne


Les gens d’Anciela m’ont aussi encouragée à rencontrer d’autres porteurs d’initiatives, au delà de leur pépinière et notamment à la Myne, un Tiers-lieu basé à Villeurbanne. Les mynois-es eux-mêmes ont bien du mal a définir ce qu’est la Myne ! Tout simplement parce que les activités de ce lieu sont fonction des personnes qui le fréquentent et sont donc évoluent constamment. C’est à la fois un espace de coworking, un lieu d’incubation des projets, un lieu d’échanges et de conférences. En somme un lieu où le maître-mot et l’échange des savoirs-faire et des connaissances. Basé sur une gouvernance horizontale, les porteurs de projets sont fortement encouragés à interagir entre eux, au travers d’un cadre de réciprocité.

C’est dans de cadre que j’ai été amenée à contribuer au projet Relios (un projet porté par un architecte et une urbaniste pour rendre la ville plus symbiotique avec la nature), plus précisément à sa candidature à l’appel à projets lancé par le ministère de la transition écologique et solidaire : Mon projet pour la planète. Cette expérience, bien qu’au départ très éloignée de Green Ideas Incubator, a conforté le besoin d’avoir un outil simple pour partager les idées de tous un chacun.

 

Les Bricodeurs


Une autre association et non des moindres : Les bricodeurs, un collectif des professionnels du numérique au service des citoyens. Ils organisent avec d’autres associations l’événement national La nuit du code citoyen,  qui met en relation les porteurs de projets numériques et les développeurs pour un grand coup d’accélérateur !

Durant la nuit du code, j’ai rencontré des développeurs web expérimentés et talentueux qui ont mis leur compétences au profit de Green ideas incubator (et d’autres projets inspirants) et ont nettement amélioré ce site. Ma première participation à la nuit du code a eu lieu en mars 2018 et s’en sont suivi plusieurs rencontres au fil des mois. C’était aussi une bonne occasion de découvrir des lieux très sympas et stimulants à Lyon et Villeurbanne tels que le Sofffa et le Bel Air Camp.

 

Tout ça pour ça ? était-ce bien nécessaire ?

Evidemment si j’avais été développeuse web dès le départ et parfaitement sûre de mon fait, tout aurait pu être plié en quelques semaines à peine. Sauf que ce n’était pas le cas et tous ces échanges m’ont poussé un peu plus avant et c’est sans regret tant ils ont été riches d’enseignements.

Premièrement j’ai appris à faire un site web ! Trop facile me direz-vous : il y a tout ce qu’il faut de tutoriels en ligne pour se débrouiller seul. Mais dans la pratique quand on veut quelque chose de bien précis, il faut beaucoup creuser ou quand on se retrouve devant un sérieux bug, ça consomme énormément de temps. Mieux vaut être bien entouré, par des professionnels ou par des bénévoles.

Secondement, j’ai appris à délimiter correctement mon projet, les objectifs au tout début étaient beaucoup plus larges, même beaucoup trop ! Ce devait être un genre d’encyclopédie, entièrement éditable par tous les contributeurs, avec  un lien vers les associations ou organismes susceptibles de mettre en oeuvre les idées. Il devait aussi accueillir les projets en cours ou en fin de réalisation. C’était trop ambitieux pour être efficace. De plus lors de ma veille sur internet, j’ai découvert un projet similaire à cette première idée, porté par l’association Resiway : Ekopédia. Et d’autres sites très intéressants se font le relais des initiatives citoyennes, par exemple : La fabrique des colibris, les médias Reporterre et WE demain, l’association Semeoz et bien d’autres. Comme je voulais que mon site soit complémentaire de l’existant, je l’ai redéfini pour qu’il réponde effectivement à un besoin : celui du partage des idées qui n’ont jamais été testées.

Et maintenant ?

Toutes ces rencontres ont permis la concrétisation de ce projet, et mais ça ne s’arrête pas là ! Les nouveaux événements en lien avec le réseau de Lyon seront renseignés dans le fil d’actualité, au fur et à mesure.

Il est fort probable que le site soit encore perfectible, aussi je vous invite à partager vos impressions sur le forum dédié.

Et si vous estimez que cet article peut être utile à d’autres personnes, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux.

A propos de l’auteur :
Morgane
Fondatrice et Administratrice Web de Green Ideas Incubator.
 
 
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